Pour moi aussi cela va être la reprise. je vais avoir plus de temps devant moi.
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JEFF
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L'Australien Chris Vermeulen (Suzuki) a remporté le 1er GP de sa carrière au Mans dans une course perturbée par la pluie. Il devance Marco Melandri (Honda Gresini) et Casey Stoner (Ducati MotoGP). Sylvain Guintoli (Yamaha Tech 3) et Randy de Puniet (Kawasaki Racing) ont mené avant de chuter.
Le GP de France aura tenu toutes ses promesses, tant au niveau du spectacle que des rebondissements. Chris Vermeulen (Suzuki Moto GP) est passé entre les gouttes pour s'adjuger sa première victoire en Moto GP, alors que les Français ont fait vibrer les 74 000 spectateurs du Mans avant de chuter, emportés par leur fougue.
Vermeulen déjoue les pronostics
Chris Vermeulen, vice champion du monde Superbike en 2005, remporte sa première victoire en Moto GP après une course haletante. Parti en 12e position sur la grille de départ, le pilote Suzuki confiait sa frustration samedi à l'issue de la séance de qualification. "Je suis un peu frustré dans cette fin de séance de qualification, car je n'ai pas eu un tour clair pour améliorer ma position. Nous avons fait beaucoup de progrès tout au long du week-end, je suis à une demi-seconde du meilleur temps en pneus de course pendant les deux dernières séances. La 4e ligne n'est pas idéale, mais j'ai déjà eu des bons résultats en partant de plus loin". Pensée prémonitoire ou pas, le jeune Australien a magnifiquement manoeuvré pour s'offrir son premier jour de gloire. Voyant que la pluie s'intensifiait, il décidait de rentrer aux stands un tour avant les autres. Au tour suivant, il héritait de la 3e place, et doublait dans la foulée son coéquipier John Hopkins ainsi que Marco Melandri (Honda Gresini).
Dès lors le résident de Brisbane ne laissait personne le déloger de cette première place. Menacé par Marco Melandri (Honda Gresini), seul pilote capable de le suivre dans ce déluge, l'ancien champion du monde Supersport creusait un petit écart à la faveur des dépassements d'attardés rendus très compliqués dans de telles conditions. Le pilote Suzuki savourait cette première victoire au forceps. "Ce fut une course incroyable, la piste glisssait déjà pendant le tour de chauffe...je suis tellement heureux d'ouvrir mon compteur en Moto GP". Marco Melandri ne réalisera donc pas le doublé après sa victoire l'an passé. L'italien se satisfait de ce résultat. "Une course très difficile dans ces conditions de pluie avec des pneus "slicks" en début de course. A la fin j'ai tenté de revenir sur Chris, mais je me suis fait quelques frayeurs, j'ai préféré assurer".
Des Français extraordinaires... en début de course
Si Valentino Rossi (Yamaha Factory) passait les cinq premiers tours en tête, le sixième tour couronnait Sylvain Guintoli (Yamaha Tech 3) qui emmenait dans son aspiration Randy De Puniet (Kawasaki Racing). Les deux Français laissaient sur place tous les grands noms de la catégorie et s'installaient en tête de leur Grand Prix national. Les 74 000 spectateurs du Mans exultaient et ouvraient grands leurs yeux, deux Français en tête, du jamais vu. Randy de Puniet (Kawasaki Racing) relayait son compatriote en tête de la course les deux tours suivants. Les Bleus volaient sur la piste mancelle, exploitant à merveille les quelques gouttes d'eau qui humidifiaient la piste. Le rêve allait malheureusement s'arrêter brutalement pour Sylvain Guintoli (Yamaha Tech 3) qui chutait juste avant la ligne d'arrivée au 7e tour. Un tour plus tard, Randy de Puniet (Kawasaki Racing) imitait son compatriote et perdait tous ses espoirs de podium alors qu'il s'apprêtait à rentrer aux stands pour changer de moto.
Sylvain Guintoli (Yamaha Tech 3) terminait tout de même la course en 10e position, sa meilleure place en GP pour le seul "rookie" de la catégorie. La déception prédomine mais personne n'oubliera ce début de course fantastique, preuve que ces Bleus sont bourrés de talent. Le GP de France permet de tirer quelques enseignements. Casey Stoner (Ducati Moto GP) réalise la bonne opération en montant sur la dernière marche du podium et s'installe durablement en tête du championnat du monde. Valentino Rossi (Yamaha Factory) et Michelin sont dépassés par la concurrence. Bridgestone truste une nouvelle fois le podium sur un tracé pourtant favorable à Michelin, qui n'avait procédé à aucun essai de pneus pluie sur une 800 cc. La sanction est tombée, implacable, Rossi pointe désormais à 21 points de Stoner au classement général du Mondial 2007 alors que se profile le GP d'Italie au Mugello, avec sa ligne droite d'un kilomètre, extrêmement favorable à la Ducati supersonique.
Eurosport
Voici ce qu'ont dit les principaux protagonistes après le Grand Prix de Turquie MotoGP, dimanche, à Tuzla.
Casey Stoner (Ducati, vainqueur) : "C'était un peu étrange parce que j'étais vraiment concentré sur mon objectif de bien négocier les deux premiers tours, sans me faire bousculer vers l'arrière du peloton comme à Jerez. Heureusement, j'ai réussi à passer très vite Colin (Edwards) et puis, juste après, Valentino (Rossi) est sorti trop large avant la ligne droite du fond, ce qui m'a offert la première place. J'ai alors mis la tête dans le guidon pendant deux tours et j'ai réussi à faire un peu le trou, et puis j'ai capitalisé là-dessus. Mais de toute façon, avec la Ducati et les Bridgestone qui fonctionnaient tellement bien, je ne pouvais pas me rater aujourd'hui."
Toni Elias (Honda Gresini, 2e) : "C'était un peu comme une course 125cc avec des dépassements incroyables. Je me suis concentré sur mon départ et sur les nombreux dépassements que j'ai eu à faire en début de course, mais je suis resté coincé derrière Hopkins un bon moment. Je l'ai dépassé et peu après j'ai réussi à prendre l'avantage sur Rossi. Je ne pouvais plus remonter sur Casey qui était trop rapide, je me suis donc efforcé de garder ma position. Je remercie l'équipe et Bridgestone qui ont fait un travail fantastique et qui ont cru en moi. Je me sens mûr et confiant parce que je pense que nous pouvons encore nous améliorer".
Loris Capirossi (Ducati, 3e) : "C'est un week-end parfait pour Ducati. Je me sens un peu comme le père de ces deux gars (Stoner et Elias), parce que je suis très vieux (34 ans depuis début avril, ndlr). J'ai pris un bon départ et au début de la course, j'ai essayé de rattraper Casey, mais il est vraiment très rapide alors j'ai décidé de ne pas prendre trop de risques. Et puis tout le monde s'est mis à me revenir dessus et je me suis retrouvé sixième, en pleine bagarre. Au dernier tour, ma roue avant a glissé et Alex (Barros) m'a dépassé, mais je voulais vraiment reprendre cette troisième place alors j'ai freiné le plus tard possible et ça a marché".
Marco Melandri (Honda Gresini, 5e) : "J'ai pris un bon départ, mais j'ai aussi été coincé derrière Hopkins parce qu'il freinait toujours à la limite. Je roulais à un bon rythme pour une place sur le podium avec Cpirossi et Barros mais la moto a commencé à vibrer et à ralentir. Je veux remercier l'équipe car ils ont fait un super travail tout comme Bridgestone, les pneus étaient fantastiques aujourd'hui".
Valentino Rossi (Yamaha, 10e) : "Nous sommes très déçus de ce résultat. J'ai tout de suite senti qu'il y avait un problème avec le pneu arrière. Je n'ai pas réussi à le monter en température...quelque chose n'allait pas sur le côté droit du pneu arrière. Malheureusement nos plus grands ennemis en ce moment sont bien les pneus"
Colin Edwards (Yamaha Factory, abandon) : "Je n'avais aucune chance de pouvoir éviter cet accident. J'ai freiné normalement et tout le monde a tenté de me dépasser. Je pense qu'ils ont tous oublié qu'ils avaient des freins. Je suis vraiment très déçu".
Sylvain Guintoli (Yamaha Factory, 15e) : "Je suis arrivé juste derrière l'accrochage collectif, et moi aussi j'ai freiné trop tard. Je pense que c'est dû au fait que ce matin nous avions vent de face, et chacun a découvert soudain que ses repères de freinage n'étaient plus valables ! Je suis donc sorti de la piste au premier tour, et le temps de zigzaguer entre les motos, les pilotes et les commissaires, j'ai facilement perdu dix secondes. Puis je suis remonté avec Nakano jusqu'à mon co-équipier avec lequel j'ai disputé ma fin de course. En ce qui concerne les pneumatiques (Dunlop, ndlr), je peux dire que c'est ce qu'on a eu de mieux depuis le début de saison, ils ont été réellement constants et je sens qu'on progresse vraiment."
Randy de Puniet (Kawasaki Racing, 8e) : "J'ai pris un mauvais départ. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais la moto n'a pas répondu immédiatement. J'ai refait une partie de mon retard en début de course, mais j'ai fait une petite erreur dans la ligne droite opposée. J'étais 9e à la fin du premier tour et pas très loin du groupe de tête. J'ai eu une belle bagarre avec Barros et Hayden mais j'ai perdu 3 secondes en 2 tours pour dépasser Rossi. J'avais ensuite trop de retard pour pouvoir remonter sur le devant de la course. Je suis très heureux et je me sens bien dans cette équipe. c'est le meilleur résultat de l'équipe cette saison et je suis sûr que si je n'avais pas fait un mauvais départ j'aurais pu accrocher une meilleure place.
Olivier Jacque (Kawasaki Racing, abandon) : "Je suis vraiment désolé de ce qui s'est passé et je n'ai pas d'excuses. J'ai fait une erreur. J'ai fait un bon départ et je me sentais bien. J'ai eu l'opportunité de dépasser plusieurs pilotes mais quand j'ai freiné c'était trop tard. Il n'y avait pas d'espace et j'ai touché le pneu arrière d'Edwards. J'ai fait une cabriole et je suis retombé sur le coccyx. J'ai cru qu'il était cassé, mais heureusement non. Je suis déçu mais encore plus pour l'équipe, car la moto était vraiment bonne. Je ne pense plus qu'à la Chine pour travailler encore plus dur et récompenser tout le monde avec un bon résultat."
Eurosport

Casey Stoner (Aus/Ducati) a facilement remporté le GP de Turquie Moto GP devant Toni Elias (Esp/Honda) et Loris Capirossi (Ita/Ducati). Randy de Puniet (Fra/Kawasaki) a pris une belle huitième place alors que Valentino Rossi (Ita/Yamaha) a dû se contenter de la dixième place.
Casey Stoner était sans rival sur le circuit d'Istanbul. Au guidon de sa Ducati, l'Australien a survolé le Grand prix quasiment de bout en bout. Après avoir pris la première place après seulement deux tours de course, Stoner n'a cessé de creuser l'écart sur ses adversaires pour finalement s'imposer sans n'avoir jamais été inquiété. Déjà vainqueur du GP du Qatar en début de saison, il a même trouvé une double récompense à son éclatante domination en prenant la tête du classement du championnat du monde. A seulement 21 ans, l'Australien est en train de confirmer tout son potentiel.
Il a également profité d'une baisse de régime fatale de Valentino Rossi. Le pilote italien, parti en pole position, a fait illusion un tour et demi avant de céder sa place à Stoner. Derrière, il a commis une faute en sortant trop large dans un virage, ce dont a profité Toni Elias pour le dépasser. Ensuite, il s'est montré incapable de suivre le rythme des leaders. Au guidon de sa Yamaha, il a dû se contenter d'une très décevante dixième place qui lui coûte la tête du classement du championnat du monde.
L'Espagnol Toni Elias (Honda) et l'Italien Loris Capirossi (Ducati), qui a devancé d'un rien le Brésilien Alex Barros (Ducati), complètent le podium. La course a été marquée par une chute collective, survenue dès le deuxième tour, impliquant le Français Olivier Jacques (Kawasaki), l'Espagnol Dani Pedrosa (Honda) et l'Américain Colin Edwards (Yamaha). Si Jacques n'a pas été en réussite, son compatriote Randy de Puniet a en revanche réalisé une belle prestation. Huitième de la course au guidon de sa Kawasaki, il s'est même permis un joli dépassement sur Valentino Rossi. De quoi garder un bon souvenir d'Istanbul.
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