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Valentino Rossi (Yamaha) a assommé le GP d'Espagne MotoGP dimanche à Jerez, ne laissant aucune chance à Dani Pedrosa (Honda), 2e. Preuve de la suprématie de la M1, Colin Edwards a pris la 3e place.
Le septuple champion du monde italien, Valentino Rossi, remet le contact. Le pilote italien reprend sa marche en avant, en s'imposant à Jerez de la Frontera devant le chouchou du public Dani Pedrosa (Honda). Le prodige de Tavullia reprend du même coup la tête du chammpionnat du monde.
Rossi de bout en bout
Rossi met fin à une série de 5 Grand Prix d'affilée sans victoire. Sa joie était donc palpable à l'arrivée de la 2e course de la saison, "le Docteur" se permettant même de jouer au jeu de quilles (des membres de son fan club déguisés en quilles de bowling) pour célébrer une victoire qui ne souffre d'aucune contestation. "C'est une énorme émotion de gagner pour la première fois depuis septembre dernier. Le goût de cette première place est incroyable. C'est un grand, grand plaisir. Je dois remercier toute mon équipe, en premier lieu Jeremy Burgess (ndlr : son chef mécanicien). Aujourd'hui, ma Yamaha a très très bien fonctionné. Les pneus ont aussi performé jusqu'à la fin. Je suis très content. Tout ça est important car le championnat est long et des pistes difficiles arrivent." L'icône de Tavullia, déçu de sa qualification (2e derrière Pedrosa), redoutait "le comportement des pneus dans les 10 derniers tours". La météo, plus clémente que la veille lors des qualifications, n'a pas remis en cause le choix de gommes, Medium à l'avant et à l'arrière pour Rossi et Pedrosa.
Le départ fut une formalité, Dani Pedrosa confirmait sa pole position et pointait en tête dans le premier virage, devant Valentino Rossi et...Colin Edwards. L'Espagnol n'eut même pas le temps de s'installer dans son rythme de course, qu'il se faisait passer par le pilote Yamaha au 6e virage au bout de la ligne droite opposée...devant le plus important rassemblement de supporters espagnols sur le circuit. Personne ne reverra le prodige italien de 27 ans. A coups de dixièmes, le chef de file de Yamaha construisait un petit écart sur ses poursuivants, et pouvait gérer tranquillement sa course jusqu'au drapeau à damiers.
Yamaha confirme ses bonnes dispositions
Forte d'essais hivernaux concluants, et notamment les essais IRTA du mois dernier que Rossi remportait haut la main, l'écurie Yamaha confirme ses belles performances de l'hiver, pour preuve la performance remarquable de Colin Edwards qui se hisse au 3e rang, menaçant jusqu'au bout Dani Pedrosa. Pourtant, la grille de départ laissait présager une belle bagarre et beaucoup d'incertitude. Le top 10 des qualifications était séparé par 0.325 sec, tout simplement le plus infime écart de l'histoire. Il n'en fut rien, et personne ne pouvait empêcher l'homme "au numéro 46" de remporter ce Grand Prix d'Espagne et par la même de prendre la tête du championnat, à la faveur de la 5e place de Casey Stoner (Ducati) qui limitait la casse en doublant Nicky Hayden (Honda) et Marco Melandri (Honda) dans le dernier tiers de la course.
Dani Pedrosa a tout tenté, mais il ne pouvait que s'incliner devant le maestro Rossi. Très vite doublé par l'Italien, le jeune Espagnol s'accrochait tant bien que mal, souvent à la limite, parfois dans l'herbe du circuit. Pour ne rien arranger, la Honda mangeait assez rapidement son pneu arrière, le poids plume espagnol (57 kgs) souffrait au freinage et voyait un Colin Edwards requinqué le chatouiller en fin de course, preuve s'il en est besoin de la vélocité de la Yamaha. Il sauvait l'essentiel dans l'optique du championnat et c'est bien là le seul motif de satisfaction du pilote espagnol.
Les Français loin derrière
Côté Français, Randy de Puniet (Kawasaki) a rempli l'objectif fixé par son Team Manager, à savoir finir la course sur la moto. Contrat rempli pour le pilote Kawasaki, qui a quand même souffert en fin de course pour prendre une 13e place anonyme, doublé dans le dernier tour par un Loris Capirossi (Ducati) à des années lumières de son coéquipier. Son coéquipier Olivier Jacque prenait la 18e place d'une course à oublier pour l'ancien champion du monde 250cc. La bonne nouvelle vient encore une fois de Sylvain Guintoli (Yamaha Tech 3), qui s'arrachait pour prendre le point de la 15e place une nouvelle fois devant son coéquipier Makoto Tamada.
Eurosport
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